Le terrain.
Pas de théorie.

Points de vue

« Une DAF de l’agroalimentaire ? Mais nous, on fait de la cosmétique ! »

C’est la réaction du fonds d’investissement et de l’entreprise lorsque je leur propose un profil pour une mission de DAF de transition. Leur demande était claire : quelqu’un du secteur.

Sauf qu’en creusant le besoin, je comprends que leur urgence est ailleurs. Des marges qui se dégradent, des coûts mal maîtrisés et une trésorerie sous pression.

Et là, j’ai un autre profil en tête. Une DAF qui a déjà redressé ce genre de situation. Habituée aux marges serrées de l’agroalimentaire, elle sait où aller chercher des économies, comment reprendre les coûts en main et dégager du cash.

Le problème ? Elle n’a jamais travaillé dans la cosmétique. Autant dire que ce n’est pas le profil qu’ils attendaient.

Alors je reviens à la charge. Pas pour leur expliquer que les secteurs se ressemblent, mais avec des exemples concrets de ce que cette DAF a déjà réussi à faire. J’insiste. Ils finissent par accepter de la rencontrer. Et après deux entretiens, ils décident de lui confier la mission.

Ça m’a fait penser à Kering, qui est allé chercher Luca de Meo, l’ancien patron de Renault, pour diriger le groupe. Deux univers très différents. Mais une même idée : aller chercher ailleurs les compétences dont on a besoin.

Bien sûr, l’expérience sectorielle compte. Sur certaines missions, elle est même incontournable. Mais entre un manager qui connaît parfaitement votre secteur et un autre qui a déjà réglé les problèmes que vous rencontrez, je pense que le second mérite au moins qu’on le rencontre.

On ne recrute pas un secteur. On recrute une expérience.

Clin d’œil à Anne-Marie : pas le bon secteur, mais le bon casting !

Ce que cette mission nous a appris

  • Reformuler le besoin avant de chercher. Le client demandait une DAF de la cosmétique. Son vrai besoin : restaurer des marges et reprendre la trésorerie en main.
  • Choisir un manager sur ce qu’il a déjà réglé. Cette DAF avait redressé des marges dans l’agroalimentaire. C’est ce problème-là qu’il fallait résoudre.
  • Défendre le profil, preuves à l’appui. Quand un candidat bouscule l’idée de départ, nous argumentons avec des résultats concrets. Ici, deux entretiens ont suffi.

Faut-il un DAF de transition issu du même secteur ?

Pas toujours. L’expérience sectorielle est indispensable quand la mission dépend d’une réglementation ou d’un savoir-faire propre au secteur, comme dans la pharma ou l’aéronautique. Pour un redressement de marges, de coûts ou de trésorerie, mieux vaut un DAF qui a déjà réglé ce problème, quel que soit son secteur d’origine. Chez M-TRANSITION, nous partons du problème à résoudre, puis nous cherchons le manager qui l’a déjà résolu.


Hervé Amoreau, CEO M-TRANSITION. Management de transition depuis 2008, plus de 200 clients accompagnés.

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– Hervé Amoreau

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