À quelques jours de la Route du Rhum, le navigateur raconte pourquoi il a fait entrer dans son équipe des gens qui ne pensent pas comme lui. Et combien cela l’a obligé à changer lui-même.
Il s’était entouré de personnes « que j’aime et qui m’aiment ». Une équipe soudée. Mais aussi un confort qui risquait de l’entraîner sur une « pente douce ».
Alors, il a recruté des profils différents. Pour faire entrer ce qu’il appelle « l’altérité » : des regards capables de le bousculer. Et il ne s’attendait pas à devoir se remettre autant en cause.
En janvier 2026, après trois ans de travail collectif, son équipage bat le record du tour du monde et remporte le Trophée Jules Verne.
En 30 ans auprès des dirigeants, j’ai appris une chose : on bouscule rarement ce qui fonctionne.
Votre comité de direction est solide. Certains travaillent avec vous depuis dix ans. Ils connaissent vos exigences, anticipent vos décisions.
Votre équipe vous aide-t-elle encore à changer d’avis ? Ou surtout à conforter les vôtres ?
C’est là que je vois un autre usage du management de transition. Faire venir, pour quelques mois, un manager expérimenté. Lui confier un chantier précis. Avec vos équipes, il pose les questions que plus personne ne pose, fait évoluer les pratiques et transmet. Puis il repart.
Pas pour remplacer vos collaborateurs. On peut changer de cap sans jeter l’équipage par-dessus bord.
Faire entrer quelqu’un qui pense autrement ne suffit pas. Encore faut-il accepter qu’il vous fasse changer d’avis.
Ce que nous en retenons
- Un comité de direction stable peut aussi devenir un angle mort. Les habitudes partagées rassurent, mais elles filtrent les idées qui dérangent.
- Le regard extérieur a besoin d’un chantier précis. Un manager de transition apporte une autre lecture parce qu’il a une mission claire, pas un rôle d’observateur.
- Il travaille avec l’équipe, pas à sa place. Il fait évoluer les pratiques, transmet, puis repart quand l’équipe peut continuer seule.
Pourquoi faire appel à un manager de transition quand l’équipe fonctionne bien ?
Justement parce qu’elle fonctionne. Une équipe qui tourne bien a moins de raisons de se remettre en question. Un manager de transition, mandaté sur un chantier précis pour quelques mois, apporte un regard neuf sans fragiliser l’équipe en place : il challenge, fait évoluer les pratiques et transmet avant de partir. Chez M-TRANSITION, nous choisissons ce manager pour sa capacité à bousculer sans casser.
Hervé Amoreau, CEO M-TRANSITION. Management de transition depuis 2008, plus de 200 clients accompagnés.
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